« Une ONG qui dispose de capacités opérationnelles »

Après une phase d’identification de plusieurs mois, c’est l’ONG centrafricaine African Relief Service (ARS) qui a été retenue pour ce compagnonnage. « Nous souhaitions accompagner une ONG qui dispose de capacités opérationnelles existantes, notamment dans des zones où les ONG internationales ont du mal à accéder en raison de la situation sécuritaire » indique le coordinateur du projet Bioforce. L’autodiagnostic réalisé par ARS avec notre outil Taking the Lead a fait émerger des besoins en renforcement de capacités administratives, financières, organisationnelles, et de développement d’une stratégie de financement auprès des bailleurs.

Des formations collectives pour les équipes d’ARS ont été réalisées en partenariat avec le Comité de Coordination des ONG Internationales (CCO) et l’Agence  Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) ; et les équipes bénéficient d’un suivi post-formation. Un diagnostic organisationnel d’ARS a été conduit, essentiellement sur les enjeux de coordination, et verra ses recommandations mises en œuvre en 2021.

« Mettre en œuvre pour corriger nos problèmes »

Le compagnonnage de Bioforce auprès d’ARS est aussi opérationnel, et c’est là sa dimension innovante : Bioforce évolue au quotidien aux côtés de l’ONG nationale dans la mise en place de son programme d’appui à 3 centres de santé du district sanitaire de Bégoua. L’ARS, accompagnée par des experts Bioforce, a défini, construit et conduit un programme de formations en septembre pour 9 agents de santé et les 8 superviseurs ARS déployés dans les centres (hygiène hospitalière, prévention nutritionnelle, prévention du paludisme, de la rougeole et de la covid-19…), et en décembre pour 30 relais communautaires (messages et méthodes de sensibilisation, dépistage actif de la malnutrition…).

Grâce aux personnels formés et à l’installation d’équipements opérationnels (incinérateurs pour la gestion des déchets, latrines, fosse à placenta), l’activité des centres de santé est montée en puissance : 300 consultations de soins de santé primaire sont en moyenne réalisées par mois, contre une trentaine auparavant dans ces zones. Des femmes qui faisaient des kilomètres à pied pour les consultations prénatales et accoucher, peuvent maintenant bénéficier de ce service dans leur aire de santé respective. Une prise en charge nutritionnelle et vaccinale pour les 15 500 Centrafricains  présents dans ces aires de santé est un des nombreux impacts directs du projet.

Comme le souligne le coordinateur national d’ARS, « IRCAP va nous permettre de corriger dans ce nouveau projet, les points d’amélioration qu’on a identifiés. C’est vraiment intéressant : ce n’est pas seulement apprendre, être briefé, c’est mettre en pratique, en direct. On a l’opportunité de faire, de mettre en œuvre un projet, tout en bénéficiant de l’appui de Bioforce pour corriger nos problèmes. Ce sera un vrai plus pour nos bénéficiaires. »

300 consultations par mois

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