À Lyon, les recruteurs ONG décryptent les compétences
qui font la différence en 2026
Du 10 au 13 mars 2026, le centre de formation Bioforce Europe à Lyon a accueilli le Forum des Acteurs Humanitaires. Dans un contexte en mutation, ces rencontres avec des recruteurs offrent un accès direct à une information précieuse : ce que recherchent réellement les ONG… et comment s’y préparer.
Et si comprendre ce que recherchent vraiment les recruteurs ONG était la clé pour décrocher sa première mission ?
Du 10 au 13 mars 2026, le centre de formation Bioforce Europe à Lyon a accueilli le Forum des Acteurs Humanitaires. Pendant quatre jours, recruteurs, responsables RH et opérationnels de 13 ONG ont échangé avec les apprenants autour d’une question essentielle : comment entrer aujourd’hui dans le secteur humanitaire ? Étaient présents pour ces quatre jours avec nos élèves ACTED, Solidarités International, Handicap International, Secours Islamique France, Triangle Génération Humanitaire, l’Agence du Don en Nature, Médecins du Monde, Première Urgence Internationale, Humaniterra International, La Chaîne de l’Espoir et la Fondation Raoul Follereau.
Dans un contexte en mutation, ces rencontres offrent un accès direct à une information précieuse : ce que recherchent réellement les ONG… et comment s’y préparer.
Des échanges sans filtre avec les recruteurs du secteur
À Lyon, le forum confirme ce qui fait la singularité de Bioforce : une proximité réelle avec les organisations. Pour Jean-Christophe, Responsable RH à la Chaîne de l’Espoir, « L’idée, ce n’est pas de vendre du rêve, mais de décrire la réalité à laquelle les candidats sont confrontés dans la recherche de premières expériences ». Un discours direct, apprécié par les apprenants, qui viennent chercher des repères concrets.
Même retour du côté de Médecins du Monde. Dimitri Frison-Roche, chargé de recrutement, souligne une ambiance rare : « On peut échanger de manière informelle, parler à bâtons rompus… c’est très fluide et super sympa ». Ces échanges permettent aussi aux ONG de mieux comprendre les attentes des futurs candidats. « C’est l’occasion de voir les profils, les questions, de clarifier nos besoins et nos activités », explique Maeva, recruteuse chez Médecins Sans Frontières .
Un secteur exigeant… mais plein d’opportunités
Tous les recruteurs s’accordent : le secteur humanitaire traverse une période de transformation, marquée par une pression sur les financements. Chez Médecins du Monde, Dimitri Frison-Roche évoque « une baisse des recrutements anticipés », conséquence directe de la diminution des budgets. Du côté de Solidarités International, Thomas, recruteur, parle d’un secteur « très concurrentiel », où « beaucoup de profils expérimentés sont revenus sur le marché » .
Mais cette réalité ne signifie pas un blocage des opportunités, au contraire. Certaines organisations observent déjà une reprise : « on revient à un niveau proche de fin 2024 en termes de recrutements », même si la situation reste évolutive. Et surtout, de nouveaux besoins émergent. La recherche de financements, par exemple, devient un levier stratégique. « De plus en plus d’ONG créent des postes dédiés à la recherche de financements et aux subventions », explique Dimitri Frison-Roche .
Des compétences recherchées… et accessibles
Les recruteurs sont clairs : certains métiers restent incontournables, logistique, RH, finance, coordination de projet, mais ils évoluent. Chez Médecins Sans Frontières, Maeva rappelle que « les métiers supports comme la finance, les RH ou la logistique restent essentiels », avec un besoin croissant d’expertise métier.
Même tendance chez Triangle Génération Humanitaire, où les équipes RH insistent sur des profils capables d’allier compétences techniques, expérience internationale et maîtrise des langues. Mais bonne nouvelle pour les candidats : l’expérience humanitaire n’est pas toujours un prérequis. « On recrute beaucoup de personnes qui n’ont pas d’expérience humanitaire, mais une expertise métier solide », confirme Maeva chez MSF. Une première expérience dans le privé ou dans un autre secteur peut ainsi être une vraie porte d’entrée.
Profils juniors : comment tirer son épingle du jeu
Malgré un contexte plus exigeant, les opportunités existent bien pour les profils en début de carrière. À la Chaîne de l’Espoir, Jean-Christophe rappelle que des parcours sont possibles dès la première expérience : « Nous avons des stagiaires qui enchaînent ensuite sur des missions terrain, sur des postes tremplin sous le statut VSI (Volontaire de la Solidarité Internationale), parfois en quelques mois en fonction de nos opportunités ». Même logique au Secours Islamique France, où une ancienne stagiaire a récemment évolué vers une mission internationale après un premier poste en financement institutionnel. Certaines structures, comme l’Agence du Don en Nature, recrutent aussi des profils juniors en logistique ou en gestion de projet, avec une dimension opérationnelle forte et un impact immédiat. Enfin, les recruteurs insistent sur un point clé : la motivation et la préparation font la différence. « Il faut arriver en entretien en ayant compris l’organisation, en montrant son intérêt et son engagement », rappelle Sarah, de l’Agence du Don en Nature.
Ce qui fait vraiment la différence dans une candidature
Au-delà des compétences, certains critères reviennent systématiquement. Pour Dimitri Frison-Roche (Médecins du Monde), il faut avant tout « avoir la flamme, la vocation », car le secteur demande engagement et résilience. Les recruteurs attendent aussi des candidatures soignées et personnalisées. Chez Triangle, les équipes RH insistent sur « une lettre de motivation construite, cohérente et qui montre pourquoi on postule ici et pas ailleurs ». Même exigence à la Chaîne de l’Espoir : « il faut sortir du lot avec un CV concis et cohérent, savoir ce qu’on veut faire et viser les bons postes ». Enfin, l’engagement personnel, bénévolat, expériences associatives, reste un marqueur fort pour de nombreuses ONG.
Bioforce : un accélérateur de parcours dans l’humanitaire
Un point fait consensus parmi les recruteurs : la formation Bioforce constitue un véritable atout. « Bioforce permet de comprendre les coulisses du secteur et d’être rapidement opérationnel », souligne Jean-Christophe à la Chaîne de l’Espoir. Chez Solidarités International, Thomas confirme : « on connaît la qualité de la formation et ce que les apprenants sont capables de faire sur le terrain ». Au-delà du diplôme, c’est aussi l’écosystème qui fait la différence. Le forum en est la preuve : rencontrer directement les recruteurs, comprendre leurs attentes et ajuster son projet professionnel en temps réel.
Dans un secteur exigeant mais porteur de sens, cette connexion directe avec le terrain reste un avantage décisif.
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