Le coordinateur de projet dans l’Action humanitaire c’est qui ? Décrivez-nous un peu son rôle dans une organisation humanitaire…

Les métiers regroupés sous la filière « Coordinateur de projet de l’Action Humanitaire » au sein d’une Organisation d’Action Humanitaire (OAH) sont divers. Ils opèrent dans des contextes d’urgence, de transition ou de réhabilitation (post-urgence), ou de développement.
Ces métiers se caractérisent essentiellement à des niveaux différents de responsabilités- par des compétences en :

  • Stratégie : analyse des contextes d’intervention de plus en plus complexes,
  • Opérations : planification stratégique et gestion de programmes et de projets,
  • Management : supervision des ressources humaines et de la gestion des ressources financières et matérielles
  • Représentation : vis-à-vis des acteurs sur le terrain (autorités et partenaires locaux, partenaires…)

Quels sont les profils recherchés pour cette formation ?

Pour les domaines requis de formation ou d’expérience professionnelle pour la formation de coordinateur de projet, nous recherchons aussi bien des profils généralistes que techniques. Pour les profils généralistes, ils doivent avoir une formation et une expérience professionnelle préalable en management d’équipe et de projet, ou en responsabilité financière. Les profils techniques doivent posséder une formation et une expérience préalable dans un domaine technique transposable à l’action humanitaire (santé, média, socio-éducatif, réhabilitation, agriculture, relations internationales, coopération, développement local, logistique de l’action humanitaire …)

Pourquoi se former en Coordinateur de Projet de l’Action Humanitaire (CPAH) ?

L’Afrique est le continent qui reçoit le plus d’aide humanitaire internationale. Depuis plusieurs années, les organismes internationaux, bailleurs de fonds, agences multilatérales, ONG misent sur la localisation de l’aide, processus qui consiste à ramener les acteurs locaux (autorités locales ou société civile) au centre du système humanitaire avec un rôle plus important et plus central. Cela implique un besoin croissant de ressources humaines locales qualifiées pour la mise en œuvre des projets d’aide humanitaire.

La formation CPAH proposée par le Centre de Formation Bioforce Afrique répond parfaitement à ces besoins de renforcement des compétences du personnel africain travaillant dans les organisations non gouvernementales locales ou internationales.
Cette formation offre également d’amples débouchés avec différents niveaux de responsabilités : depuis les postes de chargé(e) de contrats bailleurs, de reporting ou de suivi et évaluation jusqu’à ceux de coordinateur/trice terrain/base, de programme voire de consortium.

Quelles expériences professionnelles ou personnelles retiennent ton attention ?

Toute expérience en lien avec la gestion de projets, le management d’équipe, surtout si la personne a l’expérience de la responsabilité financière. Les personnes pouvant justifier d’une expérience préalable dans l’action humanitaire sont des profils qui retiennent particulièrement mon attention. Les personnes ayant des expériences préalables dans des secteurs d’intervention propres à l’aide humanitaire sont particulièrement intéressantes pour moi au moment de sélectionner un/e candidat/e.

Nous cherchons des personnes ayant de bonnes capacités d’analyse et l’aptitude à prendre des décisions tout en étant l’élément dynamique et fédérateur au sein de leur équipe. Ces personnes doivent également vouloir faire preuve de leadership, d’autonomie et de capacités d’organisation, de discernement, de réalisme, de diplomatie et d’une grande capacité d’adaptation. Savoir communiquer et déléguer est également indispensable à l’exercice de la fonction pour laquelle ils/elles viennent se former à la coordination de projets.

Un conseil à donner à nos futurs candidats ?

La volonté, l’objectif de s’engager dans une formation Bioforce, en particulier la formation CPAH, doit s’appuyer sur un engagement et un projet concret, lui-même basé sur des valeurs, des motivations profondes. Les personnes qui souhaitent venir se former ou renforcer leurs compétences doivent donc être convaincues de vouloir s’engager à long terme dans le secteur de l’action humanitaire. Connaître l’anglais, maîtriser les outils informatiques et les nouvelles technologies sont également des avantages pour quiconque souhaite se lancer ou mieux se positionner sur le marché de l’emploi humanitaire.

Toute personne qui souhaite venir à Bioforce et/où travailler dans l’action humanitaire doit être prête à se remettre en question, à s’ouvrir à d’autres modes de pensée, d’autres modes de vie, afin d’apprendre encore plus de toutes celles et ceux qu’elles seront amenées à côtoyer pendant et après la formation.