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Aujourd’hui, une large majorité (90%) des équipes humanitaires est issue des zones de crise. C’est sur eux que repose la capacité d’intervention des organisations internationales et nationales auprès des personnes vulnérables. Pourtant, ces organisations font face au même défi : recruter en nombre suffisant ces personnels qualifiés et opérationnels. Cette difficulté est si importante qu’elle peut compromettre la réactivité, et à terme, le volume de l’aide apportée.

Sur ces mêmes terrains de crise, nombreux sont ceux qui veulent s’investir au service des autres. Il n’est donc pas question de défaut d’engagement, mais bien de difficultés pour ces personnes de trouver une formation qui leur permettra d’être recrutées. L’offre de formation opérationnelle, professionnelle et certifiée qui a permis de créer des générations entières d’humanitaires en Europe n’est ni suffisamment disponible ni suffisamment accessible sur ces terrains. Faire émerger partout dans le monde, par la création de filières de formation, un vivier d’humanitaires professionnels répond à leur volonté d’engagement, et répond au besoin de personnels nationaux qualifiés et opérationnels des organisations humanitaires.

En parallèle, il est important de créer les conditions, pour ceux déjà recrutés, de développer et renforcer leurs compétences tout au long de leur parcours professionnel afin d’améliorer leurs pratiques ou d’évoluer au sein de leur organisation. En l’absence d’offre de formation continue, comment l’envisager ?

 

Nous donnons le pouvoir d’agir à ces femmes et ces hommes qui se mobilisent partout dans le monde, en leur facilitant l’accès à une offre de formation adaptée et reconnue. LEARN

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Les organisations humanitaires avec lesquelles ces femmes et ces hommes se mobilisent, opèrent elles aussi dans un environnement en mutation : crises de plus en plus complexes, insécurité, impératif de redevabilité, enjeux autour du respect des principes humanitaires ou de la gestion des comportements à risque, développement des partenariats opérationnels…

Les organisations humanitaires, internationales comme nationales, doivent nécessairement optimiser leurs capacités opérationnelles. Elles doivent aussi transmettre leurs spécificités d’intervention et leurs exigences de qualité à des partenaires nationaux de mise en œuvre de plus en plus exposés, de plus en plus sollicités, et qui pour beaucoup d’organisations de développement ont du mal à prendre le virage de l’urgence.

Comment amorcer la dynamique quand, plongées au cœur des crises, elles sont naturellement accaparées par les réponses qu’elles apportent jour après jour aux besoins des populations fragilisées ?

Nous donnons le pouvoir d’agir aux organisations humanitaires internationales et nationales, à leurs équipes et leurs partenaires, en concevant, avec elles, des programmes d’apprentissage adaptés. BUILD

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Le secteur humanitaire est toujours en construction, traversé par des interrogations sur son cadre d’intervention ou son impact écologique, autant que par de nombreuses initiatives de coordination et de structuration (clusters, normes, codes de conduite…).

Nous sommes convaincus que sa professionnalisation croissante améliorera encore l’impact de l’aide humanitaire. Avec une expertise en ingénierie de formation qui est reconnue et qui évolue, nous contribuons à fédérer une communauté professionnelle humanitaire autour d’un secteur d’intervention qui doit encore émerger, celui du renforcement de capacités. Progressivement, nous utilisons le même langage, utilisons les mêmes référentiels et nous partageons les outils efficaces de développement de compétences et de capacités.

Nous donnons à la communauté humanitaire le pouvoir d’agir en mettant à sa disposition nos innovations et en partageant notre conviction que renforcer ses capacités est un élément essentiel de sa professionnalisation. SHARE

Femmes et hommes, organisations, secteur,

ces trois dimensions sont en interaction étroite. Focaliser notre attention sur l’individu sans prendre en compte son contexte, c’est-à-dire l’organisation qui l’emploie ou le secteur qui structure son activité au service des autres, limiterait fortement l’impact et la portée de nos interventions. Tout comme renforcer les capacités des organisations et du secteur sans se soucier des compétences des femmes et des hommes qui les composent et en sont les acteurs chaque jour sur les terrains de crise. C’est donc bien sur les trois dimensions qu’il faut agir simultanément si l’on veut améliorer les interventions humanitaires au bénéfice des populations fragilisées.